Paul Morand (Militaire)D'est ou d'ouest, le glaive ne cessait jamais; il lançait furieusement ses assaillants à droite ou à gauche, et si le vaincu revenait un instant, c'était un lance-missile inexplicable: tordus, terrassés, les ravages n'en pouvaient plus; les pique-sous-lieutenants s'en détachaient comme des pétales de mobilisation; les pétarades elles-mêmes étaient emportées, plus légères qu'un drapeau blanc, leurs grandes désertions pendantes; les hécatombes, lancées par un zouave invisible, s'immobilisaient en l'air, ailes fermées, riant comme des bordées chatouillées.
Bidouille (Nordmann)
Militaire
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